Le village de Bodo, dans la commune de N’Douci, a connu une journée de fortes tensions le samedi 9 mai 2026. Des affrontements ont opposé des habitants aux forces de l’ordre. Face à la gravité de la situation, Pierre Dimba et le préfet de région Sihindou Coulibaly ont été exfiltrés sous protection sécuritaire. Deux jours après les violences, les autorités appellent les populations au calme.
Des barricades sur plusieurs axes, une perturbation du trafic routier. La tension était vive à Bodo les samedi 9 mai 2026.
La raison, il y avait des affrontements entre les populations et les forces de l’ordre.
Présents dans le village lors de faits, le ministre Pierre Dimba et le préfet Sihindou Coulibaly ont été exfiltrées sous escorte pour leur sécurité.
Deux jours après, le calme revient progressivement dans le village. Mais les traces des violences sont encore visibles.
Des véhicules calcinés sont dans certaines rues. Des maquis et bars ont été pillés. On constate aussi des portes de maisons fracturées.
La résidence du chef du village, Gnangoran Lucas, a été incendiée.
Le préfet du département de Tiassalé, Sidibé Nassou en a fait le constat à Bodo. Dans son déplacement, elle a appelé les populations au calme et à la retenue.
« Nous nous attelons à ce que le village retrouve sa quiétude », a-t-elle déclaré. Elle a aussi invité les habitants déplacés à regagner leurs domiciles.
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Le préfet s’est également inquiété de la fermeture des écoles. Selon le directeur de l’EPP Bodo 2, les trois établissements primaires du village sont restés fermés à cause de la situation.
« Il faut que les parents reviennent pour que les enfants reprennent le chemin de l’école », a insisté Sidibé Nassou.
L’autorité préfectorale a félicité les forces de l’ordre pour leur professionnalisme. Selon elle, elles ont su sécuriser le ministre Pierre Dimba et sa délégation pendant les violences.
Concernant les causes des affrontements, plusieurs versions circulent.
Certains habitants évoquent un désaccord autour de l’indemnisation des terres liées au projet de plateforme économique du PK108.
D’autres sources avancent l’arrestation d’un jeune du village, qui aurait provoqué la colère des jeunes.
Même si le calme revient progressivement à Bodo, la tension reste perceptible dans certaines zones du village.
Les autorités administratives et sécuritaires demeurent mobilisées afin d’éviter de nouveaux débordements.
Les populations, elles, attendent désormais des réponses claires sur les véritables causes de cette flambée de violence dans le département de Tiassalé.
Esther Bognini (stagiaire)















